Alpes Aventure Motofestival 2026 : enfin Barcelonnette !

Alpes Aventure Motofestival 2026 : enfin Barcelonnette !

Six ans. Six ans que chaque premier week-end de septembre, je regarde passer les photos de l’Alpes Aventure Motofestival en me disant : « un jour, j’irai ». Depuis que j’ai le permis moto, j’en rêve. Mais entre les dates du festival et la rentrée, ça n’avait encore jamais été possible. En 2026, grâce à Monsieur Pingouin, j’ai enfin pu rejoindre Barcelonnette. Un week-end comme je les aime.

L’Alpes Aventure Motofestival fêtait cette année sa 10e édition, les 4, 5 et 6 septembre. Créé en 2017, l’événement rassemble chaque année à Barcelonnette des milliers de passionnés autour du voyage à moto : constructeurs, équipementiers, voyagistes, essais, formations, rencontres, villages offroad et bien sûr quelques-unes des plus belles routes des Alpes. L’accès au salon est gratuit.

Autant dire que pour moi, c’était un peu Disneyland. Avec davantage de bottes poussiéreuses et beaucoup moins de princesses.

Neuf heures de voiture, une dépanneuse… et une Ducati

Le week-end commence pourtant sans moto. Neuf heures de route en voiture m’attendent avant même de pouvoir envisager rejoindre Barcelonnette. Tout se passe presque bien.

J’ai bien dit presque. Quelque part en Lozère, le frein avant gauche de ma voiture décide en effet de participer lui aussi à l’aventure. Et de chauffer. Beaucoup. « Légèrement », dirons-nous pour préserver sa dignité.

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Résultat : petit détour improvisé par la case dépanneuse. Ça commence bien. Quelques péripéties plus tard, j’arrive enfin, en fin d’après-midi, au point de rendez-vous fixé par l’agence Monsieur Pingouin, spécialisée depuis des années dans les voyages et road trips à moto. C'est elle qui me permet de vivre ce week-end et m’a surtout réservé une très jolie surprise : une Ducati Scrambler pour rejoindre Barcelonnette.

Et maintenant ? Il reste environ quatre heures de route. Parfait pour faire connaissance.

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Ducati Scrambler : mais… qui me suit ?

Premiers mètres et première évidence : nous ne sommes vraiment plus sur Kawette, ma Kawasaki Versys-X 300.

La Ducati est vive, souple, pleine de caractère. Il y a du moteur, du répondant et cette sensation qu’elle ne demande qu’à bondir dès que la route commence à tournicoter.

Et puis il y a le bruit. Parce que la bestiole est équipée d’un échappement Termignoni.

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Je pars donc tranquillement. Première accélération. BROOOAAAP. Quelques kilomètres plus loin, je tourne la tête. Tiens, quelqu’un me suit ? Personne. Je repars. BROOOAAAP. Je me retourne à nouveau. Toujours personne. Je crois avoir vérifié trois fois avant d’intégrer une information capitale : le type qui me suit en faisant tout ce boucan… c’est moi !

À ma décharge, Kawette est plutôt du genre ninja. Elle avance sans annoncer son arrivée trois villages à l’avance. Et pour rouler dans les chemins, j’aime justement cette discrétion : moins de nuisance pour les promeneurs, les riverains et les animaux.

Avec la Ducati, comment dire…On sait que je suis là. Mais quel caractère !

Première route vers Barcelonnette : le spectacle commence déjà

À mesure que je me rapproche de Barcelonnette, les routes se resserrent, les reliefs grandissent et les paysages commencent à donner un sérieux avant-goût du week-end.

Falaises, forêts, torrents, routes accrochées à la montagne… Je prends mon temps. D’abord parce que je découvre la moto. Ensuite parce qu’avec ce genre de décor, vouloir simplement « arriver » serait presque passer à côté du voyage.

Je comprends rapidement pourquoi Barcelonnette et la vallée de l’Ubaye ont une telle réputation chez les motards. Et je n’ai encore rien vu.

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Vendredi : enfin dans l’Alpes Aventure Motofestival

Vendredi matin, pas question de traîner. Direction le parc de la Sapinière, au cœur de Barcelonnette.

Le festival rassemble constructeurs, équipementiers, préparateurs, agences de voyage et spécialistes de l’aventure moto.

Pour cette édition, le programme associait salon, essais, ateliers, formations, rencontres de voyageurs, soirées et espaces offroad installés autour de Barcelonnette.

Mais moi, j’ai une priorité. Une petite moto japonaise à essayer. Enfin… petite, tout est relatif.

Kawasaki KLE500 : celle qui pourrait remplacer Kawette ?

Direction le stand Kawasaki. Depuis son annonce, la nouvelle Kawasaki KLE500 m’intrigue beaucoup.Pourquoi ? Parce qu’elle reprend finalement une philosophie assez proche de ce que j’aime avec Kawette : une moto polyvalente, capable de voyager sur route mais pensée aussi pour sortir du bitume.

Sur le papier, elle coche pas mal de cases. Son bicylindre de 451 cm³ développe 45 ch et surtout 42,6 Nm de couple. Elle reçoit une roue avant de 21 pouces, 210 mm de débattement à l’avant et 196 mm à l’arrière, un ABS sélectionnable et une position prévue pour rouler aussi bien assis que debout. Kawasaki annonce 194 kg tous pleins faits.

Comparée à Kawette, la différence de puissance paraît finalement assez faible : 45 ch contre 40. Mais le couple passe de 25,7 à 42,6 Nm. Et ça, sur les pistes, dans les montées ou avec les bagages, ça commence à m’intéresser sérieusement.

Il y a cependant deux chiffres que je regarde avec beaucoup d’attention. 870 mm de hauteur de selle, contre 845 mm pour ma Versys-X 300. Et 185 mm de garde au sol. Autrement dit, la selle monte de 25 mm par rapport à Kawette alors que la garde au sol ne gagne que 5 mm.

Pour quelqu’un qui aime poser ses roues dans des pistes parfois très mauvaises, et qui n’a pas spécialement hérité des jambes de Teddy Riner, la question mérite d’être posée.

Est-ce que je serai suffisamment à l’aise quand le terrain deviendra compliqué ?
Si la moto part légèrement en déséquilibre, est-ce que je pourrai encore aller chercher le sol facilement avec le pied ? Et sa garde au sol sera-t-elle suffisante dans les passages cassants ? C’est précisément ce que je voulais découvrir.

Un essai qui me laisse… sur ma faim

Malheureusement, je ne le saurai pas. L’essai dure environ trente minutes et se déroule exclusivement sur route. Et là se trouve pour moi la grosse frustration du week-end. Je ne cherchais pas vraiment à savoir si la KLE500 était agréable sur une belle route de montagne. Je voulais surtout comprendre ce qu’elle donnait quand la route disparaît. Debout sur les repose-pieds. Dans les pierres. À basse vitesse. Lors d'un demi-tour en dévers. Dans une montée. Quand il faut retenir la moto du bout du pied.

Bref : dans les situations où la différence entre « elle est parfaite pour moi » et « ça ne va jamais le faire » se joue réellement.

D’autant que plusieurs constructeurs avaient justement installé des espaces offroad autour de Barcelonnette pour permettre de travailler ou tester les motos sur terrain naturel.

Je ressors donc avec une première impression plutôt positive sur la moto… mais toujours avec mes principales questions.Il faudra remettre ça.

Une petite consolation

J’aurai tout de même un souvenir assez sympa de cet essai.

L’équipe de production de Kawasaki France était présente pendant ma session. Quelques heures plus tard, je découvre qu’une photo de moi au guidon de la KLE500 a été sélectionnée et utilisée par Kawasaki France dans sa communication. Petit moment de fierté quand même. C’est moi là-haut ! 😁

Des stands… mais surtout des gens

Heureusement, résumer l’Alpes Aventure Motofestival aux constructeurs serait complètement passer à côté de l’événement.

Parce que le vrai danger dans le parc de la Sapinière, ce n’est pas de tomber à moto. C’est de vouloir « juste faire un petit tour » et de ressortir trois heures plus tard.

On discute pneus. Bagagerie. Navigation. Équipement.Voyages. Pannes. Projets. Et fatalement Maroc.

J’ai notamment pu prendre le temps d’échanger avec les équipes d’In&Motion — merci Titouan — et de Mitas France.

Quelques questions concrètes concernant mon prochain grand roadtrip ont ainsi trouvé leurs réponses.

Et c’est exactement ce que j’attendais aussi du festival : pas seulement regarder de belles motos, mais revenir avec des idées, des contacts et des solutions réellement utilisables sur la route... et sur pistes !

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Retrouver ceux avec qui la route a déjà créé une histoire

Un festival de voyage à moto sans rencontres, ce serait un peu comme Kawette sans poussière. Impossible. Tout au long de la journée, je croise donc plusieurs d’entre vous.

Certains que je connaissais seulement par Instagram, Facebook ou YouTube. D’autres déjà rencontrés sur la route.

Et puis arrivent deux visages qui me ramènent immédiatement quelques milliers de kilomètres plus au sud. JC et Fabrice. Deux des quatre Lorrains avec lesquels j’avais partagé un bout de piste lors de mon roadtrip au Maroc l’année précédente.

Comme quoi, on peut rouler des milliers de kilomètres, traverser des pays et finir quelques mois plus tard avec un verre à la main à Barcelonnette.

C’est à l’apéro TrailR que l’on se retrouve. Et puisqu’un grand concours est organisé, je me dis que cette journée parfaite va forcément se conclure par un superbe cadeau. Eh bien non. Rien. Même pas un autocollant. On ne peut pas gagner partout.

Samedi : aujourd’hui, on roule !

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Samedi matin, changement de programme. Je retrouve Olivier Dahan, mon concessionnaire Kawasaki de Périgueux (Moto Axxe Challenge 24), venu à Barcelonnette avec plusieurs de ses clients.

Et aujourd’hui, le salon attendra. On roule. Première destination : le col de Vars.

Et là, on entre vraiment dans ce qui rend l’Alpes Aventure Motofestival aussi particulier. Pendant ce week-end, les motos sont partout. Devant. Derrière. À droite. À gauche. Dans les cols. Sur les parkings. À chaque belvédère. Une espèce de migration annuelle où la GS remplace le bouquetin. C’est magique.

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Col de Vars : pique-nique à 2 109 mètres

Le col de Vars marque le passage entre les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence et culmine à 2 109 mètres.

Nous profitons de l’ascension avant de nous arrêter pour pique-niquer là-haut. Difficile de rêver meilleur restaurant.

Vue panoramique, montagnes, motos et sandwich.

Pour suivre le groupe en revanche, c’est une autre histoire. La Ducati Scrambler est loin d’être responsable. Elle a largement ce qu’il faut. Le problème se trouve environ cinquante centimètres au-dessus de la selle. Moi. Les copains connaissent leurs motos, la montagne et les trajectoires.

Je découvre encore la Ducati et je n’ai clairement pas leur niveau. Alors je fais ce que je conseille toujours : je roule à mon rythme. Un groupe peut attendre. Une trajectoire ratée, beaucoup moins.

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David Frétigné : « mais comment il fait ça ? »

Dans la journée, petit détour pour regarder David Frétigné évoluer en tout-terrain avec une Africa Twin.

Et là, c’est le moment où tu regardes ta moto. Tu regardes le pilote. Tu regardes à nouveau ta moto. Et tu comprends que le principal accessoire qu’il te manque n’est probablement pas dans le catalogue Mosko Moto.

Le monsieur manie l’Africa Twin comme si elle pesait 25 kilos. Bon. On reprendra l’entraînement !

Direction le col de la Bonette

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La suite était quasiment obligatoire. Quand on se trouve à Barcelonnette avec une moto, difficile de ne pas aller faire un tour du côté de la Bonette.

La montée offre progressivement un décor de plus en plus minéral. La végétation s’efface, les roches prennent le dessus et les lacets semblent venir se poser directement dans la montagne.

Arrivés en haut, la petite Ducati trouve naturellement sa place parmi une quantité impressionnante de motos. Et elle a plutôt fière allure.

Col de la Bonette ou Cime de la Bonette ?

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Petite précision utile si tu prépares toi aussi ton voyage. On lit souvent « col de la Bonette, 2 802 mètres ».

En réalité, le col de la Bonette se situe à 2 715 mètres. La route poursuit ensuite son ascension autour de la Cime de la Bonette jusqu’à 2 802 mètres. Depuis le stationnement, un court sentier permet encore de monter à pied jusqu’à la table d’orientation située à environ 2 860 mètres.

Et évidemment… On monte. À pieds. Parce qu’après avoir passé la journée assis sur une moto, rien de mieux que de terminer en grimpant dans les cailloux avec des bottes.

Mais la récompense est là. Un panorama immense sur les Alpes du Sud. Des montagnes à perte de vue. Cette petite route, tout en bas, qui semble avoir été dessinée au crayon. Et pendant quelques minutes, plus grand-chose à dire. Juste regarder. C’est aussi pour ces moments-là que je fais de la moto.

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Une deuxième journée… beaucoup trop courte

Retour ensuite vers Barcelonnette pour un dernier passage au festival. Quelques stands. Quelques nouvelles discussions. Des motos encore. Toujours des motos. Et enfin un dîner qui, après les cols de Vars et de la Bonette, fait franchement du bien.

Je commence déjà à comprendre le problème de l’Alpes Aventure Motofestival. Trois jours, c’est beaucoup trop court.

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Dimanche : bénédiction des motos et derniers tours de roue

Dernier matin à Barcelonnette. La journée commence par la bénédiction des motos et des motards à l’église.

Un moment différent au milieu de ce week-end très mécanique, mais qui me correspond aussi : quelques minutes de calme, de recueillement et de gratitude avant de reprendre la route.

Puis viennent les derniers tours dans Barcelonnette. Les derniers « salut ! ». Les connaissances que l’on recroise encore une fois. Les motos qui commencent progressivement à quitter la ville.

Et cette impression que tout est passé beaucoup trop vite. Il faut rentrer. Mais certainement pas par le même chemin.

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Tant qu’à rentrer… autant continuer à voyager

Je choisis donc un itinéraire différent pour rejoindre ma voiture. Pas question de transformer le retour en simple liaison. Les Alpes offrent encore leurs routes, leurs gorges, leurs falaises, leurs forêts.

Petite pause pique-nique au bord d’une cascade. Quelques dernières photos de la Ducati. Encore quelques virages. Et bientôt vient le moment de rendre les clés. C’est drôle comme on peut s’attacher rapidement à une moto. Même quand elle fait croire trois fois en quatre heures que quelqu’un vous poursuit.

Puis retour dans la voiture. Et neuf nouvelles heures de route jusqu’à la maison !

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Alors, l’Alpes Aventure Motofestival, ça vaut le voyage ?

J’ai mis six ans avant de pouvoir venir. Cette année il m’a fallu une voiture légèrement récalcitrante, une dépanneuse, une Ducati prêtée, quelques centaines de kilomètres de montagne et beaucoup de café.

Mais oui. Mille fois oui. Pas seulement pour essayer les dernières motos. Pas seulement pour les stands. Pas seulement pour rouler sur les cols de Vars et de la Bonette.

Ce que je retiens surtout de ma première édition, ce sont les rencontres. Les discussions avec ceux qui conçoivent notre équipement. Les voyageurs qui racontent leurs aventures. Les copains retrouvés. Les inconnus avec lesquels on échange pendant vingt minutes parce qu’ils ont vu un autocollant sur une moto. Les projets qui commencent par un simple : « Et toi, tu partirais où ? »

C’est peut-être ça finalement, l’Alpes Aventure. Un immense générateur d’envies de départ.

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Et si c’était ton tour en 2027 ?

Si tu rêves de voyager à moto mais que tu n’oses pas encore partir loin, ce genre d’événement est probablement l’un des meilleurs endroits pour commencer.

Tu peux y venir simplement pour regarder. Poser des questions. Essayer une moto. Découvrir du matériel. Rencontrer des voyageurs.

Puis faire quelques kilomètres dans la vallée. Et rentrer avec une idée qui n’était pas là trois jours plus tôt. Le site officiel annonce déjà un rendez-vous en 2027, sans publier pour l’instant les dates définitives.

Alors surveille le programme de l’Alpes Aventure Motofestival. Parce qu’un voyage commence rarement lorsque l’on démarre la moto. Il commence généralement beaucoup plus tôt. Souvent devant une photo. Parfois devant une carte. Ou simplement avec cette phrase : « Un jour, j’irai. » Moi, il m’a fallu six ans. Mais cette fois, j’y étais. Et j’ai déjà envie d’y retourner.

Merci !

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Un grand merci à Monsieur Pingouin pour cette opportunité, la Ducati et surtout la confiance.

Merci également à Margaux, Greg, Virginie, Moto Bivouac, Fabrice, JC, Mitas Moto, Titouan et In&Motion, Cardo Systems, Christelle, Olivier et toute la bande de Challenge 24…

Et évidemment à tous ceux croisés pendant ces trois jours et que j’oublie forcément ici. C’est aussi grâce à vous que ce week-end restera longtemps dans ma tête.

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